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Les Médiaboliques

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Canal Plus : la télé découvre la radio, qui découvre Twitter et Facebook!
Petit test sans prétention et en toute sympathie confraternelle, en amont de l'émission "Le Grand Journal" de ce soir lundi 8 février, où seront reçus les journalistes de l'expérience du gîte dite "Huis clos sur le net".
J'ai voulu vérifier si les gens de l'équipe pratiquaient les réseaux sociaux eux-mêmes, au moins un minimum. Je passe sur le "détail" qu'un compte @LeGrandJournal existe bien sur Twitter... mais qui n'est pas celui de l'émission! En l'espèce, poursuivons, avec un exemple sur Twitter, en reprenant la liste des chroniqueurs figurant sur la page Wikipedia de l'émission : - Michel Denisot : pas présent
- Arianne Massenet : pas présente
- Jean-Michel Apathie : pas présent
- Ali Baddou : pas présent
- Pauline Lefèvre : pas présente, si ce n'est une homonyme sur le compte @powlin3
- Yann Barthes : présent, sur le compte @yannbarthes , ouvert depuis janvier 2009, à hauteur de 14 tweets (sans photo ni avatar personnalisé, nb).
- Elise Chassaing : pas présente
- Guillaume Gallienne : pas présent
- Tania Bruna-Rosso : pas présent
- Mouloud Achour : présent, sur le compte @mouloud_achour, ouvert depuis mars 2009, pour 305 tweets écrits.
- Damien Cabrespines : pas présent
Soit au final, 2 chroniqueurs sur 11, un peu plus de 18% de l'équipe, au fait de Twitter et l'ayant déjà pratiqué de façon proactive. Et encore, sans entrer dans les détails de l'usage plus en amont... Je mettrai ma main au feu que Mouloud devrait donc s'occuper de la difficile mission d'interviewer les "experts" de Twitter/FB des radios publiques. Oui, ceux-là même qui découvraient les réseaux sociaux la semaine dernière, dans un gîte du Périgord... En France, c'est ça les médias dominants : les meilleurs experts parlent aux meilleurs experts, qui parlent aux Français!
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"Huis clos sur le net", mieux vaut en rire!
Oui ma bonne dame, oui cher David, j'ai participé moi aussi, à ma manière, à ma hauteur, avec mes petits poings à l'expérience du gîte du Périgord. Nom de code, entre autres, sur Twitter : #8clos. Pour celles et ceux qui ont loupé un épisode ou une décade, c'est en gros mettre 5 journalistes dans une gîte champêtre pendant 5 jours et leur donner que Twitter et Facebook pour s'informer. Plus un blog pour se défouler un peu le clavier. L'expérience m'a immédiatement inspiré à l'angle de l'humour et au carrefour de la rigolade, tant elle semble hors du temps, au propre et au figuré. Il y aurait, aura, a, beaucoup à dire là-dessus, je le ferai ailleurs plus sérieusement, par exemple sur LeWebLab.com. Je vais me limiter ici à reproduire mes propres tweets de fendage de poire. Car oui, on peut se faire rigoler soi-même ;-) sur un tel sujet. Ce sont en tous les cas les tweets que j'aurai aimés lire, qui me sont venus "comme une urgence" comme l'ont dit dans les grands cerveaux. Parfois, je les prolonge de quelques commentaires quand c'est nécessaire. Hé oui, je donne raison à une observation des "5 du Gîte" : 140 signes, fatche, c'est court pour donner une information! Mais vous l'aurez compris, de l'humour à la réflexion, le pas est vite franchi.
- Proposit° corporatiste osée : poser 1 plaque "ci-gîte la presse modernisante, février 2010", quelque part dans un bled du Périgord. #8clos // il y a en effet quelque chose de décalé, de bizarre dans cette plongée en immersion dans les réseaux sociaux, qui ne date pas d'hier. Facebook faisait déjà parler de lui en 2005, et Twitter dès 2007... Ce décalage est-il le temps nécessaire de la réaction, de l'intérêt? - Succès marketing pour l'opération #8clos! L'Elysée envisagerait une variante #8crocs, dans une cave du 55 rue de La Boétie à Paris. - Rumeur : JP Elkkabach et F. Fillon souhaiteraient rejoindre @DavidAbiker et #8clos dans le Périgord, pour séminaire improvisé. #arf // la veille, une opération de live-tweet en direct sur Europe 1 pouvait laisser penser cela... Où l'on a bien senti ce décalage justement, entre le monde journalistique d'avant, et celui d'aujoud'hui... Une note sur LeWebLab.com pour mieux expliquer.
- La team de #8clos a "entendu" hier 1 "gros boum" à Lille via Twitter... NB: pour tous vos boum, paf, pan, bing, blam... contactez l'équipe. // ou la pure allégorie de "Twitter chambre d'échos à tous les buzz et bruits de la planète!
- La mouche, sur la table du gîte #8clos : "Ten, z'avez vu? Y'a une mouche là! On peut tweeter ça, tu crois?" #mediabug #perigore - Twitter, qualifié le 2 février 2010 de "nouveau radar mondial pour journalistes". Lu sur le blog de l'expérience #8clos #perigore #mediabug // c'est le qualificatif "nouveau" qui fait sourire ici, toute chose relative bien sûr. - Lu sur FB : "en France, tout le monde a bac+37". Relayez l'info svp à l'équipe #8clos, pour traitement distancié. #perigore - La mouche, ds le gîte de #8clos : "C'est qui Lady Gaga au fait, si j'dois en parler? Et les #musicmonday, c'est 1 groupe rock?" #perigore // lors de la première intervention du journaliste de France Info participant à l'expérience, Benjamin Muller,le lundi matin, c'était en effet les sujets qu'on trouvait en "trending topics"... Et pourtant non abordés.
- La mouche, au gîte de #8clos: "Zaaaaaap! Kirk à Entreprise, je viens d'arriver en 1 lieu étrange... 5 humains agonisent" #perigore #mediabug - La mouche, au plafond du gîte de #8clos : " 'tain, y'a pas la téloche sur FB et Twitter!" #perigore #mediabug // l'attente exprimée à travers cette expérience et formalisée entre les lignes, donne cette impression. Qu'attendez exactement les gens qui ont cogité cela? Qu'aurait-il du savoir ou maîtriser, avant que de la lancer?
- La mouche, dans le gîte #8clos : "Hé tu crois qu'on peut commander à McDo sur Twitter?" #mediabug #perigore #presslife - 1 mouche, dans la cave d'1 confrérie gastronomique périgourdine : "Bon, t'y mets un tweet là sur not' pâté et t'y colles #8clos?" #perigore // le Périgord n'a en effet qu'été un cadre lointain à cette opération "parisianiste". Un lien avec la monde local environnant n'aurait-il pas été intéressant? Pour justement lier mondes virtuel et réel? - 1 mouche, ds le bureau d'un éditeur parisien dont le nom commence par G : "Bon, faut faire un truc là, avec ce #8clos sur Twitter!" #bigbuzz // question is, Sartre aurait-il été un twitteur fou s'il avait connu cet outil? et qu'aurait-il pensé de cette expérience scouteuse et périgourdasse? - La mouche, dans 1 mairie du Périgord : "Avec un peu de chance, ça va nous faire un effet comme avec les Ch'tis!" #perigore #8clos - La mouche, dans le gîte de #8clos : "Bon les gars, tous derrière moi, j'vais ouvrir la porte là, attention..." #mediabug #perigore - Crise des médias, quest° : peut être que chaque rédact° devrait enfermer ainsi, ds un abri, 1 de ses journalistes? Espèce à protéger? #8clos // il est un fait que pendant que 5 journalistes de grandes stations font joujou à comprendre Twitter dans la campagne, l'entier métier de journaliste vacille sur ses positions à cause (en partie) justement de ces technologies. Les 5 n'en sont pas responsables, mais le contraste ne peut que sauter aux yeux.
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Recrutement dans la presse : 2010 démarre fort!
Il y a des moments où l'actualité semble comme se cristalliser, se donner le mot presque, pour aller dans un certain sens et donner des signaux tangibles. Sur la presse (que l'on sait en crise depuis un moment, secoué par l'internet, manquant de pub, de lecteurs, blablabla), et sur le sujet sensible du recrutement, ça donne cela comme balises :
- une miss France au Point : quand tant de débutants galèrent pour trouver stages et premiers jobs, la nouvelle Miss France, Malika Ménard, n'y va pas par quatre chemins. Elle dit à qui veut dans la presse qu'elle aimerait y bosser ("Suivre l'exemple de Melissa Theuriau", Premiere.fr), et boum, ça tombe direct. Selon le magazine Closer (cité sur Canal Plus) elle irait faire un stage au Point, chez FOG. Si PPDA avait été encore au JT, nul doute qu'il lui aurait réservé bon accueil. Mais pas de soucis, il y en aura d'autres!
- un (très) jeune directeur au Point : décidément, le journal fait l'actu! On apprend aussi cette semaine qu'un jeune journaliste de 33 ans, IEP de Paris, Etienne Gernelle de son nom, devient son directeur de la rédaction. Si, vous avez bien lu. Ce au sein d'une pluie de nominations de "directeurs adjoints" de quelque chose. On veut calmer les vieux ou quoi? Et rassurez-vous donc, vous les jeunes, diplômé à 25 ans, carté à 27 et directeur à 33! Y'a de l'espoir! Et si à 35 ans passés, vous végétez encore comme localier dans la Creuse, ou pigiste/assediciste, vous n'aurez qu'à vous en prendre qu'à vous. Quoique Gernelle ne soit pour l'heure ni présent sur Facebook, ni sur Twitter... Vous avez dit jeune?
 - une politique journaliste télé : ça se passe aux Etats-Unis cette fois (ouf, vous avez eu peur hein?). L'ex co-listière du candidat républicain à la présidentielle américaine, Sarah Palin, s'est faite embauchée en effet par la Fox pour jouer à la commentatrice politique.
C'est amusant, ça occupe (et ça doit bien payer) et surtout ça lui donne une belle tribune nationale en vue des prochaines présidentielles. Méritée? On l'a dit très populaire là-bas...
On a donc de quoi se rassurer sur l'avenir de notre beau métier. Tout va bien! Ca recrute people, ça pousse les jeunes, ça n'hésite pas aux mariages de genres... Qui a dit que la presse allait mal et n'avait plus d'idées pour se renouveler? Que celui-ci rende immédiatement sa carte de presse et aille décharger des camions! En prolongement : je ne résiste pas à l'envie de pointer l'enquête "journalistes recyclés" que nous avons lancée avec JP Govekar sur LeWebLab.com. On y parle avec plus de réalisme de ce qu'est le journalisme aujourd'hui...
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Mon mail au JT, pour lui dire pourquoi il est condamné
Cher JT, j'ai décidé de te mailer ce jour. Car j'ai proprement halluciné hier soir, devant toi, sur les deux chaînes leaders en France. Sur TF1 et France 2 en effet, on avait sorti les grands moyens, on misait sur l'actu de haute voltige : tatata-tataaaaa, l'alerte neige sur l'ouest de la France! Purée, ça devait être un jour de folle reprise d'après fêtes sacrément creux... 
Mais il y a pire encore, dans le traitement même de cette information de première cuvée, particulièrement navrant. N'écoutant que leur courage, bravant tous les obstacles, sortant les budges interdits, TF1 et France 2 ont fait la même chose : ils ont dépêché sur place, sur le terrain, un correspondant. Et quel terrain! Pas un signe du moindre flocon de neige, mais à l'écran, on voit un gus anoraké, congelé, micro en mains qui nous dit en gros "ça va être terrible! on attend de 2 à 5 cm de neige! les transports scolaires vont s'arrêter!", etc, etc. Info niveau 0.
Sur TF1 je crois bien, par soucis du design et de l'ambiance (merci, sympa d'y penser), on collait même en plus de la correspondante sans neige, des images d'archives de rues enneigées elles. "Regardez, ça va se passer demain!". Et malgré les regards de braise de la Ferrari, info niveau 0.
Confirmation On pourrait se dire : bon, c'est une erreur de parcours, un simple sujet populo-neuneu pour parler aux petits problèmes des petits français dans leur petit chez eux. Mais non! Même avec la vraie grande actus, ça chavire dans le même sens. Un peu plus tard durant le JT de F2, même topo en effet avec le sujet sur les vaccins de la grippe A en trop. On a dépêché le "gros" (pardon pour lui, je le trouve sympa quand il s'emballe) le bon Jean-Daniel Flaysakier, par -5°, dans la rue devant le siège d'un labo pharma (flouté au zoom, faut pas pousser). Pour y faire quoi? Filmer une manif', rencontrer un responsable syndical, provoquer un event? Non, juste parler face caméra... de la position des labos pharma! On croit rêver.
On imaginerait alors, dans un instant de pur abandon proche de l'extase, la possibilité d'une éventuelle tournure à la John Paul Lepers : soit aller toquer à la porte du dit labo là-bas au loin derrière, caméra tout chaude derrière lui, pour poser une question faussement à la con à la première directrice de com' qui passe... Mais non, Flaysaquier expédie le truc en quelques secondes. Pas un chiffre ni un graphique à l'écran. Info niveau 0. A l'heure de se poser des questions sur la concurrence des médias "classiques" face au web, on ne peut qu'être consterné par ces bêtises et ces paresses. Du pur journalisme de remplissage, sans odeur ni saveur. De quoi condamner rapidement le format du JT d'info, grand'messe du soir qui ne refait que redire, en plus creux et sans valeur ajouté, ce que tout le monde sait déjà depuis le matin. JT, ça veut dire "jeu terminé"? NB : cette note est adressée dans la foulée aux contacts des JT de TF1 et France 2. Leur éventuelle réponse fera l'objet d'un complément sur ce blog.
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Xavier Gouyou-Beauchamps (ex patron de France Télévisions) : "je ne suis concurrent de personne!"
J'ai croisé la semaine dernière Xavier Gouyou-Beauchamps, l'ancien président de France Télévisions, dans les murs de l'AFP, place de la Bourse à Paris. Il y venait en qualité de président de la start-up CitizenSide.com (que co-finance en partie l'AFP). La société dressait en effet son bilan et ses perspectives d'avenir : j'en ai tiré une note de synthèse avec audio, sur mon blog de l'Atelier des Médias; et une note avec vidéocast sur le blog du WebLab. Mais c'était aussi l'occasion idéale de lui poser une question sur son avenir au sein d'un PAF assez secoué en ce moment, qui aurait bien besoin de sage et d'expérience. Il ne l'a jamais quitté, mais y reviendrait-il par la grande porte, dans des grands pavillons? On aurait pu le penser par exemple, fin octobre, en le revoyant apparaître sur le devant de la scène, énonçant ses analyses sur le plateau du Buzz Media... concernant par exemple la situation à TF1 après l'affaire Duroux.
La question est d'autant plus pertinente, face notamment à un pôle public télé secoué, affrontant la crise et la baisse des recettes publicitaires, se frottant aux chaînes émergeantes de la TNT et aux contenus web. Et surtout dans le contexte de succession ouverte larvée du poste de président de France Télévisions, tenu actuellement par Patrick de Carolis. Sa réponse est tant amusée, concise que directe. Ecoutez-la sur ce player audio ci-dessous :
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On se suicide, on raccroche? Ou on raccroche, et on se suicide?
Vous vous souvenez certainement de cette scène culte du film pas moins culte "Le père noël est une ordure" : quand un désespéré appelle depuis une cabine téléphonique un n° "SOS quelque chose", puis suite à un quiproquos avec le répondant, raccroche et se tire une balle. On a toutes et tous ri bêtement à cette scène.
On est pas loin de ce sens là à la lecture de ce titre du NouvelObs.com, d'un article paru ce 1er octobre : "Les suicides chez France Télécom provoquent des désabonnements". Bien sûr, il s'agit d'évoquer les effets néfastes en terme de relation client, de ce feuilleton tragique des personnels se suicidant au sein de l'entreprise, secouée par ses mutations. Mais à un niveau de lecture plus intuitif, de par l'effet réducteur d'un titre, au propre et au figuré, on peut le comprendre plus simplement, plus bêtement presque. Soit lire : "parce que vous vous suicidez, vous vous désabonnez" ou "le suicidé est un désabonné en puissance, nous aurions du le prévoir dans notre politique commerciale". Ce qui serait logique au fond, coulant de source : un mort a t-il encore besoin de téléphoner? De l'au-delà peut-être, pour demander des comptes à ses débiteurs? Confirmation acquise donc : il y a parfois des titres de presse bien maladroits, malgré eux...
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